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Émilie

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1月24日

Article - Controverse

Voici la situation : je fais partie d'un comité, appelons-le le comité des visites spécialisées (CVS), qui organise des visites dans des milieux professionels pour nous faire découvrir différents environnements.  Après chaque visite, quelqu'un est chargé d'écrire un résumé qui sera publié sur le site internet du CVS ainsi que dans le journal étudiant.  J'ai écrit un de ces résumés.  Suite à la publication dans le journal, la personne responsable de la visite de ce milieu, appelons-le le centre d'information documentaire (CID), s'est plainte à moi de la piètre qualité de l'article et de son manque de professionalisme (inutile de rajouter tous les autres qualificatifs qui furent utilisés lors de cette conversation).  Cette personne a aussi mentionné qu'elle ne voyait pas l'intérêt de préparer des visites pour le CVS s'ils étaient remercié par un texte aussi peu flatteur, sans compter qu'ils accueillent des étudiants de notre école en stage.  Pour finir, elle a expliqué qu'elle se devrait d'appeler notre directeur à ce sujet et qu'elle exigeait que l'article soit retiré de l'internet.
Bon.  Premièrement, mentionnons que mon article n'était pas dégradant à ce point-là, mais il était humoristique et faisait part de mes réflexions sur des détails, ce que je fais souvent (vous n'avez qu'à lire mes résumés de tournage pour voir à quel point il m'arrive d'accorder de l'importance à des petits trucs).  Donc effectivement, il manquait de sérieux.  C'était le but.  Je n'écrivais pas un publi-reportage, mais un texte pour intéresser les élèves et les pousser à lire jusqu'au bout.  Sans compter que tout les faits que j'ai rapporté étaient exacts.
Après ce téléphone enchanteur, j'ai expliqué la situation à mes collègues du journal (et à la classe entière en même temps parce que tout le monde a fini par entendre parler de ce cas).  Tout de suite, j'ai eu l'appui de tout le monde, ce qui est assez rassurant.  Le comité du journal a accepté de retirer l'article de l'internet, mais seulement si c'était moi qui le voulait et pas à cause de la personne du CID.  Il y a là-dessous une question de liberté de presse et de censure.  J'aurais probablement le droit de me battre pour mon article, demander l'appui du CVS et de l'école à ce sujet, mais la question véritable est : est-ce que ça vaut la peine?  Qu'est-ce qui est le plus important : défendre un principe ou essayer de garder une bonne entente entre l'école, le CVS et le CID pour le bénéfice des futurs étudiants?
Honnêtement, j'en sais rien.  Je vais probablement tenter de garder la bonne entente parce que je n'ai pas particlulièrement le temps ni l'envie de me lancer dans une telle bagarre, mais n'empêche... c'est une situation embêtante!
9月22日

L'ère de l'informatique - le XXIe siècle disparaîtra-t-il?

Mon domaine (les sciences de l'information) en est un d'avenir (du moins tant que nous sommes dans une société qui va bien et qui n'est pas en guerre) et il est en pleine mutation.  Une des grandes question que nous touchons présentement en est une à laquelle tout le monde a déjà été confronté d'une manière ou d'une autre: la préservation des archives numériques.  Qui n'a pas été confronté aux problèmes qu'entraîne le changement de format de fichiers?  Il n'est pas rare de retrouver sur une vieille disquette (et encore, il faut réussir à lire celle-ci) un document dont le nom nous est inconnu.  Hélas pour la postérité, nous ne serons peut-être jamais capable de voir le contenu du fichier qui sera alors perdu à jamais.
Le problème de format, c'est une chose... et je le connais bien, car je voudrais bien sauver les films que j'ai fait avec mes amis et qui sont sur... VHS... ça, c'est vraiment un support qui n'aurait jamais dû exister.  Enfin, rien n'est parfait et certainement pas les CD et DVD et Blue Ray malgré ce que certains pensent... mais ce n'est pas vraiment le sujet dont je veux parler.
Pensons plutôt à ce qui n'a pas de support physique: le web.  Une bonne part des documents du XXI siècle ont été diffusé sur internet, sur des tonnes et des tonnes de pages web.  De nos jour, si on veut chercher une information, on ouvre l'ordinateur.  Même si on veut par la suite aller dans une bibliothèque, on peut commencer par chercher de chez soi si le livre que l'on veut est disponible.  La plupart des sites Internet n'ont pas d'alternatives papier, pas de support physique comme tel.  Cela signifie que si du jour au lendemain notre civilisation disparaît ou que les ordinateurs deviennent inutilisables, il va manquer une bonne partie de notre histoire.  Nous avons retrouvé des tablettes d'argiles, des papyrus, des parchemins, des vieux livres, mais des sites web?  Ou des CD?  Impossible d'y avoir accès sans un intermédiaire numérique.  Notre histoire semblerait donc s'arrêter brusquement dans les années 2000.  C'est plutôt inquiétant quand on y pense.  Il n'est pas question de revenir en arrière, mais plutôt de trouver un moyen de préserver toutes ces archives numériques.
En 96, on considérait que la durée moyenne d'une page internet était de 100 jours.  En de telles conditions, il y a eu plusieurs inituatives pour essayer d'archiver le web.  Il y a un reportage très intéressant qui est passé à Macadam Tribus (http://www.radio-canada.ca/radio/emissions/listepardate.asp?numero=62&date=2008-09-06) au sujet de la Wayback machine, une initiative du MIT qui a comme ambition d'archiver de nombreuse pages internet.  Juste pour vous donner une idée, son rythme de croissance est de 20 téraoctets par mois et il y a présentement 85 milliars de pages archivées.   Si ça vous tente de faire un tour: http://www.archive.org/web/web.php
Les gouvernements de nombreux pays, dont le Canada, ont commencé à archiver les sites Internet qui étaient faits par des gens de leur nationalité ou qui concernait leur pays.  Mais vous imaginez devoir analyser la pertinence de conserver tel ou tel site alors qu'il y en a tant?  Et ça, c'est sans compter la préservation des différents documents qui sont sous format numérique.
Voilà un peu ce que j'apprends.  Il n'y a pas autant d'action que sur un plateau de tournage, mais c'est quand même intéressant!  Enfin, je trouve...
8月24日

Avenir - choisissez votre embranchement

Un mot pour préciser que je n'écrirai plus de résumé sur des journées de tournage pour la simple raison que je ne travaillerai plus en cinéma.  En tout cas, rien n'est impossible, mais ça m'étonnerait et ce ne serait pas facile de revenir sur ma décision et de réintégrer le programme que j'ai officlellement quitté au début du mois d'août.  Oui, c'était agréable de passer ses journées sur les plateaux de tournage à manger tout le temps et à ne pas dormir, je vais en garder de nombreux souvenirs agréables et ce n'est pas à cause d'un désintérêt soudain pour le métier que je le quitte, je l'aimais et j'aimais la plupart des gens avec qui j'ai travaillé. Non, je ne me justifierai pas ici, mais mes raisons sont excellentes.  Et même si elles sont excellentes et que je sais que je ne regretterai pas mon choix, ce fut terriblement difficile de rendre officiel ma séparation avec ce monde.  Mais parfois, il faut se centrer sur ce qu'on veut vraiment dans la vie... ce qui, pour nous est important et les buts qu'on veut atteindre.  Ça sonne comme au mauvais livre de psychologie, surtout quand on sait que trop de gens ignorent ce qu'ils veulent... mais quand on sait, il s'agit simplement de choisir comment on veut combler nos aspirations.  J'ai essayé une façon, là j'en essaye une autre.
Je ne sais pas si je vais écrire de nombreuses nouvelles entrées dans l'avenir, car cet avenir s'annonce un peu moins captivant à raconter.  Ça ne veut pas dire que ce ne sera pas agréable, mais écrire sur des études, c'est pas mal toujours la même chose.  Comme de fait, je retourne aux études faire une maîtrise en science de l'information.  Quand j'aurai défini le métier que je veux faire avec cette maîtrise, je le mentionnerai, mais c'est encore incertain car plusieurs choses m'intéressent.  Alors voilà, après un été où j'ai été envahie par les verbatims (j'aurais presque pu partir ma propre entreprise et décider d'en faire une carrière...) j'embarque dans la décision que j'ai pris assez brusquement ce printemps.  On verra bien ce que ça donne, mais c'est toujours un peu inquiétant de s'embarquer dans l'inconnu.  Quoi que j'aie un peu hâte, ce qui m'étonne moi-même.
Au plaisr...
6月29日

Fête - Pourquoi se simplifier la vie quand on peut se casser la tête?

Mon frère, appelons-le Criss, est plutôt chanceux: sa fête est le 23 juin.  À chaque année, il y a donc toujours des milliers de Québécois qui font le party en même temps que lui.  Cette année, nous, sa famille, avions décidé de le fêter le jour d'avant vu qu'il était en vacances dans un camping de la région avec sa blonde et les deux enfants de celles-ci.  Avant de relater cette expérience mémorable, je me dois de préciser quelque chose : depuis un peu plus d'une semaine maintenant, il y a une dépression qui tourne au-dessus de notre province.  À chaque jour, c'est la même histoire: soleil, nuage, pluie, orage... prenez les tous ou séparément et dans n'importe quel ordre.  Donc, malgré cette incertitude météorologique, nous avions convenu de tenir la petite fête sur le terrain de camping.
Après avoir rassemblé laborieusement tout ce dont nous avions besoin, et pas mal à la dernière minute, mon père constate que nous n'aurions peut-être pas assez de bois pour le BBQ (un petit BBQ au bois que nous apportions là-bas). Il décide d'en couper d'autres morceaux.  Problème règlé assez simplement. Plus tard que prévu, mon autre frère, que nous appellerons Jack, arrive à la maison avec le reste du matériel à apporter.  Depuis 5 minute déjà, il tombait des cordes.  Un gros orage était en train de passer au-dessus de nos têtes.  Déluge ou pas, nous décidons de charger l'auto qui est bientôt archipleine, au point où mon frère et moi on est assis de chaque côté d'une colonne de cadeaux, sous les pattes de la table du BBQ et coincés avec deux chaises pliables.  Mais bon!  Tout était rentré alors on part.  Sous la pluie battante... mais tout le monde sait que ce n'est pas à cause qu'il pleut au sud qu'il pleut aussi au nord!
Pour 90% du voyage, cette théorie s'avère fausse.  Il pleut même davantage au nord.  L'atmosphère dans l'auto est lourde: qu'est-ce que nous allons faire dans un camping alors qu'il mouille autant qu'aux jours du Déluge biblique?  Nous évoquons la possibilité d'aller dans un restaurant ou de revenir sur nos pas.  Entre ça ou construire une arche et courir après des couples d'animaux, le choix est pas très difficile...
Et alors l'incroyable se produit : le ciel se dégage!  On arrive au camping et il ne pleut pas!  Les nuages vont toutefois dans le mauvais sens et, tôt où tard, ils vont de nouveau se déverser sur nos têtes. Si au moins nous avions le temps d'installer l'abri-cuisine pour manger dessous, nous n'aurions pas de problème!  À la guérite du camping, on nous demande d'aller nous enregistrer à l'accueil.  Croyant que ce serait l'affaire de 5 min, Jack s'y rend.  Dans l'auto, on attend.  On attend.  Les gouttes recommencent à tomber doucement.  Vite!  Il faut vraiment monter l'abri!  Je vais voir ce qui se passe... En fait, il y avait une espèce de amalgame de gens derrière un comptoir où travaillait une fille plutôt lente.  Ne pouvant être d'aucune aide, il ne nous restait qu'à patienter.
20 minutes et 14$ plus tard (14$ pour visiter un camping, c'est pas donné...), nous nous engageons sur les routes pour aller trouver le fêté.  Nous arrivons sous une pluie fine et nous commençons alors le complexe montage de l'abri-cuisine qui demande un nombre incalculable d'ajustements. Attention!  Il faut tendre un coin par-ci, maintenir écarté les poteaux pour qu'elle reste droite, attacher une cordre dans un arbre dégoulinant par-là... et, pendant ce temps, la pluie tombe de plus en plus.  Ai-je besoin de préciser que personne ne portait d'imperméable?  Des manteaux, oui, mais pas d'imper en tant que tel.
Une fois l'abri monté, il fallait installer une bâche sur le dessus, car le toit n'étant pas assez large, toute l'eau entrait par les côtés et nous mouillait.  Avec les moyens du bord (2 cordes et un élastique apporté grâce à la prévoyance de Jack), nous faisons une sorte de petit rebord avec la bâche pour fait dégouter l'eau plus loin.  Le résultat est pas mal!  Nous pouvons maintenant manger!
En ouvrant la glacière, ma mère constate avec un certain désespoir que nous avons emmené que la moitié des brochettes achetées le jour même.  Joie.  Allions-nous devoir nous partager 2 grosses brochettes et 4 petites à 8 personnes?  N'écoutant que notre courage, moi et Jack partons à la recherche de brochettes.  Après au moins 4 U-turn et 2 semblants d'épiceries où on ne retrouvait que chips et boissons (les gens en camping ne mange pas on dirait) on va finalement à un Metro à Val-Bélair.
Bien qu'ouvert, la section boucherie est fermée.  Nous n'avons donc pas accès aux brochettes du comptoir, seulement à celle dans le présentoir, ce qui ne nous laisse pas beaucoup de choix.  Le préposé aux sushis, avec le moins de mots possible, nous indique que nous ne pouvons vraiment pas acheter celles qui sontd ans le comptoir et qui semblent beaucoup plus intéressantes.  Soit.  On ramasse 4 brochettes de boeuf et on revient au camping.
En chemin, nous voyons une éclaircie... le ciel serait-il enfin avec nous?
De retour, effectivement, la pluie se calme puis cesse.  Alors que les nouvelles brochettes sont mises à cuire, Jack s'engage à préparer la sauce et le riz.  Pour ça, il avait apporté des cannes de conserve.  Mais pas d'ouvre-boîte.
Il commence par utiliser une espèce d'ouvre-bouteille bizarre qui se trouve sur une paire de ciseaux, mais l'expérience se révèle plutôt complexe.  Alors la copine de Criss va demander à des voisins campeurs pour emprunter un ouvre-boite.  Il semblerait qu'une des règle à respecter en camping c'est d'avoir un ouvre-boîte cheap et merdique.  Au moins, il a permi d'ouvrir les cannes.
Enfin vient le temps de manger!  Il nous manque des chaises, mais who cares!  On mange, pas besoin de plus pour être heureux!
Le reste de la soirée, gâteau et cadeaux, s'est super bien passée.  Et l'averse n'a pas recommencé.  On peut donc dire qu'au bout du compte, ce fut une belle expérience, mais pourquoi faut-il que tout aille de travers pour que ce soit mémorable?
5月30日

Fête - Entre le 25 et le 30

Je profite du premier moment libre que j'ai pour écrire un mot sur ma fête.  Comme je le fais à chaque année, il serait un peu étrange de ne pas le faire cette année, comme si des événements horribles au point de m'enlever la voix se seraient passés.  Au contraire, ce fut une belle fin de semaine.
Tout a commencé jeudi alors que je devais aller chez le dentiste (il ne se passe pas un voyage à Québec sans que j'aille chez le dentiste ou l'ortho).  J'avais mal à une dent.  J'étais perplexe quant au traitement, mais il semblerait que ça marche, car je n'ai pas eu de problèmes depuis.
Vendredi je me suis levée très tôt pour accompagner mon père à Rivière-du-Loup.  Comme je n'étais jamais allée, j'ai profité de cette occasion pour découvrir le coin.  En vérité, j'ai manqué de temps pour vraiment visiter les alentours, mais je suis allée marcher près d'une chute et c'était charmant.  Au retour, on a mangé à LaPocatière, sur le bord du fleuve avec les oies blanches.  Et une fois revenue à Saint-Jean, je suis allée au cinéma avec ma mère.
Samedi, je me suis levée tôt pour aller marcher à Québec avec mes amis (je leur avait donné rendez-vous à 8h30).  Il faisait enfin beau, avec un ciel bleu magnifique (mes dernières photos de la ville se sont faites sous un ciel gris uniforme et jusque-là, je pensais être maudite à ce sujet : je pose le pied à Québec et le ciel se couvre).  Nous avons marché un bon 3 heures, sur les Plaines, au Vieux-Port et dans Saint-Roch.  Je n'avais pas prévu dîner avec eux vu que j'avais rendez-vous avec ma famille à 1h ou 1h30 (j'étais pas sûre) pour aller visiter le cégep où mon père travaille, mais bon, on s'est arrêté dans une boulangerie sympatique pour se prendre des sandwich et on est allé manger le tout sur la terrasse de mon ami qui habite non-loin.  Là, j'ai eu droit à un bon gâteau aux pommes et à une peinture abstraite.  Je m'y attendais vraiment pas.  Je vais toujours marcher à Québec dans les dates près de ma fête, mais on ne m'avait jamais fêté pour autant.  Une belle surprise!
Bref, je suis arrivée en retard à mon prochain rendez-vous.  Au cégep, j'ai finalement rencontré les enfants de la blonde à mon frère, ainsi qu'une amie de la famille, et tous ensemble, nous avons visité les lieux.  Ensuite, nous sommes tous revenus à Saint-Jean pour souper avec de la pizza maison.  Ce fut très agréable.
Dimanche, je me suis levée tôt pour aller chez mon frère préparer un brunch pour la fête des mères.  Nous avons fait du jus très épais avec des tas de fruits et c'était très bon (en fait, c'était le jus à mon frère, je lui en laisse le crédit).   Avez ça, nous avions des mini-muffins, des petits croissants multigrains, des crêpes avec des fruits, de la sauce au chocolat et de la crème pâtissière.  Le tout santé, croyez-le ou non.  Ce n'était pas parfait, mais tout bien considéré, mieux que l'an passé où nous avions des omelettes brûlées.
Après ce repas, moi et mon frère sommes allés marcher.  En premier, à Saint-Romuald, où il m'a montré une vue peu connue sur les ponts entre les deux rives.  Ensuite, nous sommes allées à Sainte-Foy/Cap-Rouge ou nous avons marché le long  de la plage Jacques-Cartier jusqu'au tracel de Cap-Rouge puis nous sommes allés voir des fouilles (c'est-à-dire des trous dans le sol à travers une cloture) et nous sommes revenus en longeant une voie ferrée, au dessus de la plage.  Nous avions une vue superbe de là-haut.  J'ai pris d'autres photos magnifiques.
Pour finir, nous sommes allés à Lévis pour manger une crème glacée trempée dans le chocolat.  Nous avons marché un peu puis, sur le chemin du retour, sommes arrêté près d'une maison qui a absolument tout pour être hantée (incluant une corde à linge louche avec du linge dépareillé dessus).  Elle est bâtie sur une bute, avec des tourelles et certaines de ses fenêtres sont placardée.  Elle semblait quand même habitée alors nous ne nous sommes pas avancé trop près.  J'ai fini mon film de photo là-dessus, ce qui était bien, car je pouvais aller le faire développer le lendemain et avoir mes photos avant de partir pour Montréal.
Le temps filait, mais nous avons quand même fait un dernier arrêt : le fort no 3 à Lévis.  Si vous êtes familier avce le coin, vous connaissez sûrement le no 1.  Le 3 ressemble à... à rien.  Il reste tout de même impresionnant pour qui ose jeter un coup d'oeil à l'intérieur.
Comme de coutume, je suis arrivée en retard à mon souper de fête.  J'ai eu droit à des sushis (mon frère et ma mère ont encore regardés ce mets comme s'il s'agissait d'insecte marinés) et à un gâteau au chocolat maison.  Alors que la fin de semaine était allée si bien, le chien de mes parents ose manger... la pellicule de mon appareil photo que j'avais laissée sur la table.  Vous avez pas idée à quel point j'ai été déçue.  Vous vous rappelez que j'ai dit que j'étais maudite au sujet ddu ciel gris sur mes photos?  Eh bien pour une fois que j'en avais pas... voilà ce qui arrive.  Ça aurait pu être pire... tout peut toujours être pire, mais là, au moins j'avais quelques photos numériques de mes différents périples.  N'empêche, c'était franchement décourageant.  Surtout parce que, pour une fois, j'avais réussi à capturer le printemps.  Vous savez pas à quel point c'est pas facile d'avoir une belle photo qui fait "printemps".
Pour me remonter le moral, ma mère m'a offert d'aller reprendre mes photos lundi matin, le jour même de ma fête.  J'ai accepté.
Lundi, je me suis levée tôt.  Avec ma mère, je suis allée refaire mon trajet de samedi pour reprendre les photos auxquelles je tenais le plus.  J'y ai perdu les clips de mes lunettes.  Décidément...
Après, nous sommes allées déjeuner au Tutti frutti vu que c'était gratis pour moi et qu'on avait entendu beaucoup de bons commentaires.  Sincèrement, j'ai failli me rendre malade... c'était beaucoup trop sucré!  Peut-être aurions-nous dû choisir autre chose, je sais pas... le fait est qu'on a pas terminé nos assiettes.  Et le service fut tellement long qu'on est revenues tard à à Saint-Jean, j'ai fais mes bagages en catastrophe puis nous sommes aussitôt reparties pour que je catch mon lift pour Montréal.
Une fois revenue dans la métropole, j'ai dormi et jeûné pour le reste de la semaine.  Puis j'ai travaillée pas mal et une fois enfin terminé ma job, j'ai attrapé un rhume.  Moi qui en avais pas pogné de tout l'hiver... enfin bon, en théorie, il devrait être assez parti pour me permettre de faire le tour de l'île dimanche.  S'il pleut pas.TripRivLoup-01_Chutesdivers 01217-PlageJacquesCartier_Hautdivers 114divers 181
3月20日

Boisson - Entre plaisir et questionnement

Lundi soir, à 22h15, je me trouvais ridicule d'être malade à cause que j'avais trop bu.  C'était la première fois que je passais ma limite et avant ce soir-là, j'ignorais totalement où se trouvait cette limite.  Je songeais vaguement aux adolescents et à leur party de boisson où tous finissent saoul mort un peu partout dans le logement... certainement pas à 22h15!  C'était beaucoup trop tôt pour être malade!  Bizarrement, c'est une des choses qui m'amusait... ça et mon rideau de douche...
Quand j'ai réussi à rejoindre mon lit (mon mal de coeur m'a obligé à rester prostrée en boule dans mon corridor un bon moment, comme si je lançais une très longue prière à Dionysos) je me suis vraiment demandé ce que les gens pouvait trouver d'agréable à se rendre malade avec de la boisson.  Comprenons-nous bien : boire peut être agréable, mais trop boire...
Il y a plusieurs frontières.  Lorsque la première tombe, on se sent bien, on parle plus librement et on n'a juste l'impression d'être "confortable".  Lorsque la deuxième tombe, ça arrive qu'on raconte des choses inattendues, qu'on pensait peut-être pas avouer.  Mais on reste assez conscient pour ne rien dire de profondément secret.  Lorsque la troisième tombe, on est malade.  Alors là, on ne tient plus debout.  C'est impossible de trouver ça agréable bien que la pluaprt du temps, c'est ce moment-là qui est si drôle une fois qu'il est loin derrière soi.  C'est aussi un temps où on peut dire des choses dont on ne se souvient plus vraiment le lendemain.  Et il y a des objets qui disparaissent ou qui bougent sans qu'on sache trop comment et pourquoi.  C'est un moment qu'on revit en flash et faire un tout avec les différents flash peut se révéler difficile.  Je me souviens en tout cas d'avoir trouvé pathétique d'être malade pour la première fois de ma vie un lundi à 22h15.
Il existe prabablement une quatrième frontière, mais elle, je ne l'ai pas franchie.  Elle ne m'attire pas vraiment non-plus.
Une chose que j'ai apprécié de cette expérience mémorable, c'est que mon amie, celle avec qui je me suis saoulé, est restée avec moi cette nuit-là.  Elle a même ramassé la bouffe qui traînait sur mon comptoir.  J'ai bien apprécié sa présence. 
J'ai passé une nuit à plus ou moins dormir (ça, c'est une autre chose... j'ai toujours cru qu'on dormait comme une bûche avec de l'alcool alors qu'à chaque fois, pour moi, c'est le contraire, je n'arrête pas de me réveiller) et le lendemain matin, à 7h00, c'était pénible.  Mal de tête, mal de coeur.  Mais pas si pire.  Le jour précédent, j'étais pas assez finie pour oublier qu'il est important de boire beaucoup d'eau.  Avec 2 acétaminophènes, ça a règlé le mal de tête pour la journée et une heure de sommeil supplémentaire a aidé le mal de coeur... qui a disparu complètement que mercredi.
Il parait que c'est comme la guerre.  On le fait, on n'aime pas le résultat et on affirme qu'on ne recommencera plus... jusqu'à la prochaine fois.
Alors voilà, la question est lancée, qu'est-ce qui a de si agréable à se rendre malade?  Maintenant que j'ai essayé, je sais maintanant une chose avec certitude : 1 bouteille de vin à 2 pour un souper, c'est juste parfait
1月2日

31 janvier - monde, monde, monde et spectacle

Depuis que je savais qu'il y aurait un spectacle le 31 décembre 2007 à Québec pour fêter le passage de la ville dans l'année de ses 400 ans, il était clair pour moi que je serais là, qu'il fasse -30 ou qu'il pleuve.  Je suis quand même allée voir un grain de sable invisible tomber d'un sablier géant dans un froid artique le 31 décembre 1999 alors il n'y avait pas grand-chose qui aurait pu m'empêcher d'y aller cette fois-ci aussi.  J'étais assez consciente de ce dans quoi je m'embarquais : un bain de foule monstrueux, alors j'étais préparée psychologiquement au pire.
Avant de m'y rendre, j'avais un souper chez une amie.  Pour ne pas être en retard au spectacle, je quitte sa demeure avant la présentation des fromages, c'est-à-dire à 20h30, car j'étais censée rejoindre mes frères à 21h à Place d'Youville.  En chemin, j'ai l'impression que tous les groupes que je croise ont la même destination que moi et c'est comme une compétition entre eux et moi alors j'en dépasse le plus possible.  À en croiser autant, je crains même qu'il n'y ai déjà plus de place!
J'arrive à destination à l'heure et je me dirige aussitôt vers notre point de rendez-vous (devant le café Tribune).  C'est un bon point de rendez-vous lorsqu'il n'y a personne.  Lorsqu'on retrouve 10 fêtards par mètre carré, ça devient un peu plus complexe de trouver quelqu'un et ce qui est défini comme "devant" devient un espace incroyablement grand à fouiller.  Je ne vois pas mes frères alors je me dirige vers ce que je crois être un "spot stratégique" collé à un poteau de lumière.  J'attends un peu et je remarque trop tard que le cellulaire de ma mère sonne.  Je rate un appel.  Et un deuxième.  Ignorant comment prendre les messages, j'attends qu'il sonne à nouveau, ce qui n'arrive pas.  Alors j'attends encore un peu et vers 21h30 j'appelle mon frère.  Je découvre alors qu'il est là lui aussi, juste de l'autre côté de la rue.  En temps normal, traverser une rue est simple.  Là, c'était comme nager à contre-courrant dans un bac de sable.  Il ne suffisait pas de se faufiler dans les trous entre les gens... il fallait foncer dans le tas et créer une ouverture assez grande pour qu'en forçant un peu, on puisse avancer.
15 minutes plus tard, j'ai traversé la rue, mais je ne vois pas mes frères.  Je rappelle et demande que quelqu'un lève la main.  Enfin, je les repère.  Je prends une grande inspiration et recommence à bouger.  Je me retrouve à moins de 1 mètre d'eux, mais bloquée.  Même en les appelant à vive voix, ils ne m'entendent pas.  Mes voisins se mettent de la partie et les appelle aussi.  Enfin, ils me repèrent.  Toujours avec l'aide de mes voisins, je parviens à les rejoindre.  Ils sont adossés à un poteau, tout comme un homme qui a tenu un des coins du poteau comme si sa vie en dépendait pendant au moins 2h pour réserver une place à ses amies de petites tailles.  Bref, nous sommes réunis et il ne reste plus qu'à attendre.
Il était censé avoir de l'animation à partir de 21h.  En guise d'animation, il y avait des images de nuages, d'arbres et de ruisseaux projetées sur le Palais Moncalm. Pas de musique.  Douteux. Ça nous laissait tout le temps d'avoir froid aux pieds et de connaître nos voisins comme s'ils étaient de notre famille, même si nous n'avons jamais su leur nom.  À un moment donné, on s'est retrouvé avec un trou libre de 30 cm de diamètre autour de nous.  C'était très étrange... on aurait dit qu'on était soudainement plongés dans une salle de bal déserte.  Je pouvais de nouveau bouger mes bras!  Mais ce trou est vite disparu.
Cette attente a aussi provoqué des bousculades, mais rien de grave que je sache.  Enfin, il y a eu les discours projetés des différents palliers de gouvernements que je n'ai pas écoutés et un début avec des amérindiens.  C'était enfin commencé.  Il était temps!  Vu que j'étais coincée plus ou moins sur la pointe des pieds, j'étais bien contente d'avoir une distraction.  Je n'ai pas tout vu, car lorsqu'il y avait une urgence, on devait s'écraser littéralement les uns sur les autres pour laisser passer les gens malades, les policiers (3 gars assez large qui devaient aller arrêter une bagarre) et une fois... quelqu'un a quatre pattes! Ça, ça été plutôt étrange...
J'ai bien aimé le show, les projections sur le Palais Montcalm, les lumières et les feux d'artifices à minuit... mais je crois qu'avoir eu de l'espace pour bouger les mains, j'aurais été encore plus contente.
À la fin, Pascale Picard faisait ses chansons alors que tous essayaient de partir. Moi et mes frères avons attendu un moment, le temps de pouvoir avancer avant de s'engager dans la foule et revenir vers nos autos.  Sur la Grande Allée, il y avait autant de traffic que si ça avait été l'heure de pointe.  Tous ceux à pied étaient heureux (saouls pour la plupart) et se souhaitaient la bonne année sous une petite neige cute.
Ce fut toute une aventure que je ne regrette pas.  Il y a eu des bouts désagréables, mais mon but ultime, c'était de pouvoir dire : j'étais là.  But atteint.
 
10月8日

Semaine 7 - Party, party, party et... feu!

Je quitte Mont-Tremblant et Maoumba (l'araignée qui se cache dans ma salle de bain) dans une heure et demi...  et j'ignore si je pourrai terminer ce blog dans ce temps, je suis tellement fatiguée...  Suis couchée à 4h et levée à 8h (je sais pas trop pourquoi je me suis réveillée si tôt d'ailleurs...).  Je vais probablement dormir dans l'auto qui va me ramener à Montréal et manquer le paysage...
Je viens de terminer mes bagages et c'est très étranges; au début du tournage j'avais emmené avec moi un sac à bandouillère et mon sac à dos.  Présentement, j'ai mon sac à bandouillère super plein, mon sac à dos, un sac à vidange de linge et une boite... En plus, j'ai renvoyé quelques affaires à Québec avec ma mère la semaine dernière... d'où viennent toutes ces choses? Ce qui est certain, c'est que ce ne sont pas des cadeaux de production, car nous n'en avons pas eu.  Ni de photo d'équipe d'ailleurs, ce qui est un peu triste...
Mais bon! Commençons par le commencement et désolé si j'écris un roman cette semaine, j'ai un tas de trucs à raconter... Alors si vous avez pas beaucoup de temps, vous êtes mieux de repasser plus tard...
En fin de semaine dernière, ma mère est venue me voir.  Sa fête était dimanche et ça tombait juste bien.  Suite à certaines décisions discutables, elle est finalement arivée chez moi samedi vers 20h...  Vu que je l'attendais vers 15h-16h, on peut dire que j'ai passée la moitié de ma journée écrasé dehors à somnoler et l'autre moitié dans ma chambre à écouter la tv et à somnoler.  Je me suis BEAUCOUP relaxée ce jour-là...
(Dehors, il pleut.  Ils annoncent de la pluie toute la semaine...  Venez me dire que persone n'a performé de sacrifice pour assurer la bonne météo de ce tournage-là!)
Bref, samedi, je n'ai rien foutu.  Dimanche, on s'est levée tôt et nous sommes allées profiter du douteux déjeuner continental offert par l'hôtel.  Ce n'était pas particulièrement bon.  Ensuite, j'ai conduit la petite voiture de ma mère sur le plateau de tournage et je lui ai tout fait visiter : notre bureau, le décors et l'ensemble des sites où nous avons filmés.  [Je dois mentionner en passant que notre plateau est très vaste.  Ce qui est comique, c'est que sur nos feuilles de services, lorsque nous avions une indicaion du lieu où nous tournions, il était indiqué : location 1. La location 1 englobait l'ensemble du site.  Tout ça pour dire qu'on ne savait jamais vraiment on tournait où!]
Pour nous simplifier la vie, nous avons pris le 4x4 et j'ai même fait conduire ma mère. On prend vite plaisir à faire du 4x4, surtout dans un terrain pareil!
Une fois notre visite terminée, nous avons suivi l'exemple de centaines de montréalais et sommes allées au Mont-Tremblant profiter des couleurs des feuilles.  En premier, on s'est plus ou moins trompée de chemin et avons monter en voiture un des versant de la montagne. Bien que la route ne menait nulle part, nous avons vu des paysages magnifiques et un groupe de chevreuil directement à côté de nous. Mais quel intérêt y a-t-il à monter en voiture? Alors nous sommes retournées dans la foules et sommes allées nous parquer.
Le petit village bâti au pied du Mont-Tremblan est très... walt-dysnéen.  Tout est beau, propre et riche... Juste à voir le linge que le monde portait, on comprenait qu'on était pas sur une simple montagne de Beauce (aucune insulte à la Beauce ici, c'est juste que le Mont-Orignal ne se compare pas du tout au Mont-Trembant... Au Mont-Orignal, on est rarement poursuivi par un groupe de touristes et on croise très peu de madame qui apporte avec elle, en plein bois, une saccoche mode!)
Nous avons commencé par visiter le village a la recherche d'un restaurant qui nous volerait un peu moins notre argent que les autres.  Nous nous sommes finalement repliées sur une cabane de pitas à 8$ et avons lunché avant de commencer notre ascension. Pour ceux qui l'ignorent, on peut monter la montagne en téléphérique. Lorsque nous sommes arrivées au début du sentier, ma mère était convaincue de ne pas réussir à grimper jusqu'au bout.  Mais nous avons tout de même pris la route qui devait nous mener au sommet.
Honnêtement jamais j'aurais cru le Mont-Tremblant si haut.  En fait, c'est l'une des plus haute montagne de la région et une des plus hautes du Québec.  C'est assez long à grimper et elle peut sembler parfois interminable, mais après on moment, nous ne pouvions plus abandonner.  Il y avait une pommes qui nous attendait au sommet.  Et le sommet valait la peine d'être vu.  Là-haut, on peut voir à 360 degré autour de nous et je suis certaine que notre pomme aurait été moins bonne si nous avions monté en télécabine!
Par contre, nous ne l'avons pas redescendue à pied... notre bonne volonté avait des limites.  Nous sommes donc rentrées à l'hôtel puis sommes allées souper.  Nous sommes allées dans un restaurant assez dispendieux, mais j'avais vraiment envie de l'essayer et des per diem, c'est fait pour être dépensé en bouffe, alors c'est ce que j'ai fait!  Ce fut un repas tout en saveur et très agréable... même si, pour une question d'honneur personel, j'ai avalé deux huîtres que je n'ai pas terriblement apprécié.
Une fois de retour à l'hôtel, j'ai montré à ma mère quelques images du film puis nous nous sommes couchées vers 10h pour nous endormir presque aussitôt.
Le lendemain, debout à 7h.  Nous sommes parties en même temps, mais pas dans la même direction.  Je me suis rendue sur le plateau où nous commencions, en théorie, notre plus petite semaine puisque nous étions censés filmer seulement des intérieurs de maison. Petite semaine.. elle est bonne celle-là...
Notre lundi a commencé par une grosse discussion entre les têtes de l'équipe à savoir par quoi remplacer le mot "crumbles". En effet, dans le scénario, le médecin apporte des crumbles à une femme.  Mais au Québec, il y a pas grand-monde qui savent c'est quoi des crumbles, moi-même je l'ignorais (ce sont des biscuits).  Il y avait donc des partisants pour le remplacer par sucre à la crème, croustarde aux pommes, carré aux dattes... finalement, les bonbons salés ont gagné.  Personnellement, "bonbon" et "salé" sont antaonistes, mais bon.
Ce jour-là a été à l'image de la semaine : un univers de pots cassés.  Tout le mode tirait des pots à terre.  J'ai jeté le mien au sol mardi, mais au moins il n'a pas cassé... le preneur de son en a balayé 2 mercredi (les siens ont explosés) et rendu là, l'accessoirste était découragé au point de trouver ça drôle.
Le soir, profitant du fait que nos commencions tard le lendemain matin, nous avons fait un souper de filles.  Presque toutes les filles du plateau se sont retrouvées au restaurant à parler de... sujets de filles (ce qui se dit à St-Jovite reste à St-Jovite et j'ai résisté à tout dévoiler malgré les pots de vin et les menaces.  Les gars étaient vraiment curieux!).  Nous avons entre autres votées sur différents sujets pour faire une surprise au wrap party.  J'y reviendrai.   Le vin a coulé à flot et nous sommes restées jusqu'à la fermeture de l'établissement (le party s'est poursuivi au bar, mais je ne suis pas allée).   Il faut dire que le lendemain, nous avions un autre party après la journée.  Les électros et machinos offraient des sushis à l'équipe... vraiment bons sushis.  Le sake a coulé à flot...
La vente des costumes a commencé mercredi.  J'ai magasiné un peu trop tard, mais j'ai quand même trouvé une robe et un foulard.  La robe m'a coûté relativement cher, mais il semblerait qu'elle vaut 400$.. en tout cas, elle est très belle!
Ce jour-là, alors que nous tournions au pemier étage de la maison et que l'heure du repas approchait, quelqu'un a soudainement dit : au feu!  Personne n'a pris ces paroles au sérieux jusqu'à ce qu'on se mette à prendre des extincteurs et à les passer à des gens à l'extérieur.  Nous avons donc évacué la maison et avons vu qu'un début d'incendie s'était déclaré dans l'entretoit.  Étrangement, il s'est soudainement mis à pleuvoir!  Finalement, ce n'était pas très grave et ils ont réussi à prévenir tout dégât majeur.
Jeudi, nous essayions de terminer des scènes qui avaient été laissées en suspend.  Nous avons donc commencé à tourner au premier étage de la maison avant de tout sortir notre matériel pour filmer une scène dans un champs, tout rerentrer et monter pour filmer à l'étage, tout ressortir pour filmer à la grange.  C'était une bonne journée pour se faire des bras!
Vendredi a été une jounée sous le signe du pain.  Premièrement, les membres de l'équipe ne commençaient pas tous à la même heure.  Le département caméra et certains autres devaient entrer à 7h00.  Au déjeuner, il ne restait plus grand chose alors j'ai pris des toasts.  Puis nous sommes partis sur la route en équipe réduite (dans l'équipe réduite il y avait 3 Stéphane!).
Notre caravane se composait de 2 mini-van pour transporter les acteurs, l'équipe de réalisation et le CCM; d'une petite coccinelle dont nous avions besoin pour filmer; d'un pick-up des machinos; du camion caméra et d'un winibaggo.  En file indienne, nous avons roulé jusqu'à Wenthworth, non-loin de Saint-Sauveur.  Dans notre camion, nous écoutions de la musique disco classique et chantions à tue-tête.  Le paysage était magnifique et la température idéale.
Comme lunch, nous avons eu un sandwich au pain et au dîner, c'était des bagettes au jambon ou à la salade de poulet.  Nous avons dîner 30 minutes puis avons poursuivi notre tournage à différents endroit sur la route.  Nous sommes partis de là vers 17h pour pouvoir être de retour au plateau pour l'heure bleue.
Une fois revenus, nous avons filmer deux petites scènes à l'extérieur et mangé notre lunchu suivant (une autre sandwich quelconque).  Puis nous sommes retourné dans la maison pour se préparer à faire les scènes que nous n'avions pu faire le jour précédent par manque de temps.  Nous nous sommes installés puis sommes allés prendre notre deuxième repas puisque ça faisait 6 heures que nous travaillions depuis le dîner.  Nous avions le choix entre pizza et poulet, j'ai pris pizza pour continuer dans la lignée du pain.
Après le repas, je n'ai pas vraiment été sur le plateau puisque je rangeais le camion pour le mettre prêt à être rempli une fois la journée terminée.  Je suis tout de même allée prendre un verre de champagne lorsque nous avons conclu le dernier plan qui se filmait dans le champs.  Le tournage était terminé. Pas la journée.
Nous avons tout rentré dans le camion puis sommes montées au bureau pour le vider et mettre le camion prêt à partir pour Montréal où nous allons faire notre wrap mardi.  Nous avons finalement cessé de travailler à 23h30.  Le travail était fini, mais il restait encore le party.
Je me suis retrouvée à porter les bottes, le gilet et le maquillage d'une fille qui s'est aussi occupée de mes cheveux (il semblerait que les gens se demandait de quoi j'avais l'air les cheveux détachés...).  Juste avant d'aller au party, j'étais avec 3 filles qui s'occupaient de mon look, c'est pas quelque chose qui m'est arrivé souvent, mais j'ai bien aimé le résultat sinon j'en aurais fait à ma tête.
Donc, on a fait la fête, bu baucoup, dansé beaucoup, parlé avec un tas de français, mais pas mangé de pain (y'avais plus de place dans l'estomac).  Les filles ont aussi remis leurs prix spéciaux aux gars, prix qui avaient été votés lundi (mec le plus sexy, le meilleur dragueur... etc...).
J'ai quitté l'endroit vers 3h30 et, en revenant à l'hôtel, j'avais vraiment plus de tête.  J'avais pas pris beaucoup d'alcool, mais j'étais épuisée.  Voilà pourquoi je comprends pas m'être levé si tôt samedi, mais c'est quand même une bonne chose, car ça ma permis de ranger toutes mes choses.
J'ai conclu ce blog dimache, car hier, une fois de retour à Montréal, me suis endormie sur mon futon.  Question avenir, me reste mon wrap mardi, j'ai appris qu'il y avait un wrap party samedi prochain pour une autre production et je verrai bien pour le reste.  Alors à une prochaine fois!
9月29日

Semaine 6 - Bobos, studio, dodo

Exceptionnellement, en cette dernière fin de semaine, je vous écris en direct de ma chambre d'hôtel avec mon doigt bleu (j'exagère... j'ai juste le bout de l'index bleu parce que je me le suis coincé hier dans la porte du camion).  Ma mère vient me visiter aujourd'hui et nous allons en profiter pour monter le Mont-Tremblant!
Parlant de bobos c'est très triste, car une fille de l'équipe s'est cassé la cheville lundi.  Simplement en descendant de son véhicule dans un terrain accidenté.  À deux semaine de la fin, c'est vraiment pas de chance...
Question party maintenant.  Mardi, les acteurs français ont offert du champagne au reste de l'équipe, mais ce n'est pas une soirée qui a fini très tard.  Jeudi, il y a eu un party d'huîtres jeudi gracieusment offertes par le producteur. Cette dernière fois, cela avait lieu à l'hôtel et les responsables de l'établissement ont du mettre fin au party qui commençait à devenir trop bruyant à partir de 11h...  Lundi prochain en théorie, il y a un souper réservé aux filles de l'équipe. Ça derait être intéressant...
Vous ai-je dit que les Canadiens de Montréal logeaient dans le même hôtel que nous supposément?
Parlant de Montréal, je me promenais tantôt sur une petite passerelle de bois qui longe un ruiseau et je songeais à quel point j'étais contente de ne pas être dans la métropole cet automne...  C'est si agréable l'automne quand on peut voir les couleurs!  Et ce n'est pas à Montréal qu'on a l'occasion de traverser un barrage de castors pour aller voir des outardes qui se reposent sur une petite île...
Mercredi et jeudi, nous tournions en studio.  Soyons clair : il n'y a pas de studio à Saint-Jovite.  Nous étions donc dans un entrepôt, une ancienne scierie qui a passé au feu.  Un endroit humide qui n'a pas de plancher (c'est du sable!) et qui sent bizarre...  Si nous étions là, c'était entre autre pour tourner des effets spéciaux, c'est à dire du vent, de la pluie et de la neige dans une caravane.  Et qui dit effets dit : longue journée.  En effet, nous avons terminé au moins 2 heures plus tard que prévu et le wrap a été reporté au lendemain pour éviter de nous faire finir encore plus tard.  En général ces deux journées studios ont été plutôt calme pour le département caméra, sauf lorsque nous avons tourné à 2 caméras; 2 caméras et une seule équipe... une chance que ce n'était que pour quelques plans...  En fait, c'était si calme que je dois avouer m'être endormie.  C'est la première fois de tout ce tournage où je m'endore sur le plateau!
Vendredi, vu qu'il était censé pleuvoir, nous avons utilisé une partie de notre cover set.  Le matin, nous sommes allé wraper le studio puis rigger la caméra sur une automobile pour faire des plans qui vont à la fin du film.  Nous n'avions pas trop le choix de les tourner à ce momentlà, car l'acteur retournait en France le jour même.
Pendant que l'équipe filmait ces passages d'auto, je préparais nos choses pour la suite du tournage dans la maison. Lorsqu'ils sont revenus, ma vie est devenue complètement folle.  J'ai rangé et sortie la caméra B deux fois, loadé et déloadé les mêmes magasins une tonnes de fois et j'ai fait au moins 5 fois le ménages du camion qui ne cessait de se remplir mystérieusement...  je suis étonnée d'avoir réussi à tout faire avant la fin!  Disons que ce jour-là je ne me suis pas ennuyée... et j'ai beaucoup appris!
Au sujet du camion, et c'est valable aussi pour le trailer, les choses apparaissent bel et bien.  En fait, je pourrais même affimer que les essui-tout, les wet-ones et les parapluies utilisent une forme de reproduction par division cellulaire.  Un jour tu en a un, le lendemain : 3!
 
 
9月23日

Semaine 5 : Âne, outardes et chenille

Ce fut une semaine qui a dû être passablement épuisante pour les nombreuses personnes qui sont sorties fêter à chaque soir.   Il faut dire que l'horaire s'y prêtait bien puisque nous avons commencé par travailler moitié-jour moitié-nuit, ce qui nous faisait terminer vers 11h-minuit.  (C'était d'ailleurs étrange de passer du t-shirt aux combines d'hiver dans la même journée...)  J'ai passé mon tour jusqu'à jeudi, jour où le département caméra et accessoire payait l'alccol pour une petite soirée à la base.  C'était vraiment bien; on avait une nuit parfaite, un bon feu et de la musique entraînante.
Le lendemain, vendredi, nous étions tous un peu scrap...  Et pour ne pas nous faciliter la vie, nous n'avions pas une journée reposante.  Nous avons commencé dans un champs puis nous avons vu le directeur photo et le réalisateur descendre au bas d'une côte de sable assez à pic.  L'endroit en bas de cette côte est maginifique et je le connaissais bien pour y avoir passé une bonne partie de mes heures de dîner, mais ça n'enchantait personne d'avoir à descendre l'équipement en bas de cette côte...  Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour l'art..
Sur ce site, nous avons aussi filmé une chenille sur un tronc d'arbre.  Pauvre chenille... l'accessoiriste ne cessait de la replacer à un endroit ou à un autre, quand il ne la récupérait pas sur le sol lorsqu'elle tombait.  Elle n'était plus très coopérative à la fin...
Une fois cet emplacement terminé, nous avons tous joyeusement remonté la côte pour nous diriger sur l'île où nous étions déjà allés.  Cette fois, l'équipement devait rouler dans le sable, sable qui s'infiltrait partout dans nos choses...  Nous avons terminé tôt, mais le wrap nous a pris beaucoup de temps ce soir-là...
Vu que le début de la semaine n'a pas été particulièrement intéressant, je vais plutôt vous mentionner différents détails que j'ai laissé de côé les dernière fois.
Premièrement : l'âne.  Il y a un âne dans une ferme de l'autre côté de la rivière et à chaque fois qu'il brait, nous l'entendons.  Et il brait très fort, généralement aux mêmes heures à tous les soirs.  Alors durant le tournage, il arrive que nous entendions HAAAAAN! Hi han! Hi han!  Personne ne peut rester sérieux en entendant ça et nous devons en général couper, car même les acteurs doivent se retenir de rire...
Vendredi par contre, les outardes se sont mises de la partie.  Elles s'arrêtaient dans la rivière pour prendre une pause dans leur voyage et avec leur nombre, elles enterraient complètement l'âne...
Enfin, avec chaque regroupement de personne, on retrouve souvent des noms dédoublé, mais là, on atteind des sommets avec les Stéphane... il y en a au moins un par département... au moins 7 sur l'équipe et je n'exagère pas!  Si on oublie un nom, disons que c'est un bon premier guess...
Cette semaine, ce sont nos derniers jours à l'extérieur, car nous passons la fin du tournage à l'intéreur de la maison.  Ça sent la fin!